Agriculture : échanges avec les responsables du monde agricole de notre département

Dernière mise à jour : 28 févr.


Répondant à leur sollicitation, j’ai reçu jeudi 10 février au sein de ma permanence parlementaire des responsables agricoles de la Somme. L’occasion d’échanger sans détour sur les nombreux sujets qui animent, mais aussi inquiètent, le monde agricole en pleine période de négociations commerciales.


Plus que jamais, nous devons défendre et soutenir l’agriculture française ! Sans nos agriculteurs, il n’y aura pas de souveraineté alimentaire. Nous avons donc le devoir d’être à leurs côtés et de lutter contre tous les maux qui touchent la profession.


La question de la juste rémunération des agriculteurs est l’un des enjeux majeurs quand on sait qu’un tiers d’entre eux s’octroient un revenu équivalant à un RSA par mois en travaillant sept jours sur sept.


La loi EGalim 2 qui vient d’entrer en application après l’échec de la première loi EGalim de 2018 porte cette ambition d’améliorer la rémunération des producteurs en rééquilibrant les relations commerciales entre les différents maillons de la chaine alimentaire et agro-alimentaire. Une potentielle avancée qui ne sera suivie d’effet qu’à une seule condition : que cette loi soit bel et bien appliquée et respectée ! Nos agriculteurs et nos éleveurs ne doivent pas à nouveau être déçus !


En dehors de cet aspect essentiel qu’est la création et le partage de la valeur tout au long de la chaine, il reste encore beaucoup à faire pour répondre aux difficultés que rencontrent les acteurs du monde agricole. Ils doivent notamment faire face à un excès de normes et de surtranspositions, à l’absence de renouvellement des générations ou à la concurrence déloyale au sein de l’Union Européenne et en dehors.


Encore merci à Denis Bully, Président de la FDSEA de la Somme, Marie-Françoise Lepers, secrétaire général, Thibaut Hénocque, secrétaire adjoint et Tom Descamps, administrateur des Jeunes Agriculteurs de la Somme, pour ces riches échanges !


Je suis et je resterai engagé à leurs côtés pour défendre l’excellence de notre agriculture française.


Pour preuve, j'ai voté le 22 février dernier pour une réforme réclamée depuis longtemps par les filières agricoles : la réforme du système d'assurance récolte.


Face aux défis actuels du changement climatique et ses aléas (sécheresses à répétition, inondations, gel et intempéries, orages de grêle localisés...), le système d’indemnisation des pertes de récolte conçu dans les années 1960 était dépassé. Il était donc urgent de réformer ce système pour mieux couvrir les agriculteurs contre ces risques et, par là même, préserver les exploitations et la souveraineté alimentaire de la France.


Le travail des élus les Républicains à l’Assemblée nationale et au Sénat a permis d’éclaircir les contours imprécis de ce projet de loi en apportant des garanties sur les modalités de son financement et en le transformant en véritable loi d’orientation.