BTS : Je demande à la ministre de l’Enseignement supérieur de revoir les modalités d’examen


Lors de son point presse du 22 avril dernier avec le Premier ministre, le ministre de l’Éducation nationale a tranché sur le sort des étudiants en BTS en demandant qu’ils passent leurs examens en présentiel. Alors qu’ils ont vu leur scolarité profondément perturbée et ont dû suivre une grande partie de leurs cours à distance, ces plus de 270 000 élèves s’estiment aujourd’hui pénalisés.


Cette décision ne prend pas en compte la disparité des enseignements prodigués durant l’année écoulée et les situations très diverses auxquelles ces étudiants font face. En effet, suivant la structure dans laquelle ils ont suivi leur formation (lycées publics ou privés, CFA, centres de formation professionnelle continue, établissements d'enseignement à distance), ces élèves n’ont pas eu accès aux mêmes ressources pédagogiques ou aux mêmes formations distancielles. Certains ont ainsi connu un enseignement par intermittence alors que d’autres ont quasiment été privés d’enseignement en présentiel depuis de longs mois.


A cela s’ajoute l’impossibilité pour une grande partie d’entre eux d’être accueillie et formée en entreprise dans le cadre de leurs stages, élément central du cursus. Il est alors tout à fait compréhensible que ces élèves craignent de ne pas être assez préparés pour ces épreuves n'ayant pas tous pu aborder l'ensemble du programme.


La tenue en présentiel des épreuves n'est pas sans poser de problème au regard également du contexte sanitaire, même si Mme la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation a décidé exceptionnellement de mettre en place des épreuves de rattrapage pour les personnes n'obtenant pas leur diplôme du premier coup (en cas d’absence à l’examen pour cause Covid par exemple).


Face à ce constat, je considère que la meilleure des solutions consiste à revoir les modalités d’examen afin que ces étudiants puissent valider leur diplôme sur la base du contrôle continu. J’ai pour cela interroger directement Mme la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation par le biais d’une question écrite (voir illustration en début d’article).


J’espère que cette intervention, qui vient s’ajouter à celles de certains de mes collègues parlementaires, fera changer d’avis Mme la ministre afin que les étudiants en BTS puissent valider leur diplôme dans les meilleures conditions possibles.