Détresse étudiante : pour une réelle réouverture des universités


J’ai cosigné la lettre ouverte initiée par ma collègue Valérie Bazin-Malgras, députée de l'Aube, appelant Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, à réellement rouvrir les universités pour l’ensemble des étudiants.


Avec la crise sanitaire, nos jeunes ont vu leur scolarité et leur vie mises entre parenthèses quasiment du jour au lendemain. On le sait tous : les cours à distance ne peuvent pleinement compenser les enseignements en classe.


Mais au-delà de la difficulté de transmettre et d’assimiler les riches savoirs du monde de l’enseignement supérieur, ce sont les conséquences de cette crise sur nos jeunes qui inquiètent. Elles sont très lourdes : augmentation de la précarité étudiante avec la disparition des jobs étudiants, fragilité mentale du fait de l’isolement contraint et prolongé, décrochage, dépression, impossibilité de se projeter...


Pourtant, le 22 février dernier, Frédérique Vidal affirmait que d’ici la fin du mois, "tout le monde aura repris en présentiel dans toutes les universités et dans toutes les disciplines".

Ces promesses pour calmer la grogne et le désespoir légitimes des étudiants se heurtent à la réalité du terrain : non, tous les étudiants ne pourront reprendre les cours en présentiel car le cadre trop resserré imposé aux universités ne le permet pas.


Madame la Ministre, il conviendrait de ne pas jouer avec les mots et les artifices de la communication qui ne correspondent pas à la réalité vécue par les étudiants ! Vous devriez plutôt assurer des jauges suffisantes pour permettre un retour effectif des étudiants sur les bancs de l’enseignement supérieur.


N’attendez pas qu’il soit trop tard et que l’expression malheureuse de "jeunesse sacrifiée" devienne réalité.


Pour lire l’intégralité de la lettre ouverte : https://www.lejdd.fr/.../lappel-des-deputes-lr-a...