Filière verre : au ministère de l'économie pour défendre l'emploi et le savoir faire local !

Dernière mise à jour : févr. 3


Comme je m’y étais engagé, je poursuis mon action pour défendre la filière verre, si précieuse pour l’économie du territoire Vallée de la Bresle – Vimeu. (revoir mon intervention dans l'hémicycle). Aux côtés de mon collègue sénateur Laurent Somon, et des responsables France et Monde de Verescence, nous avons été reçus ce mercredi au Ministère de l'Économie, des Finances et de la Relance par le directeur de cabinet du ministre Bruno Le Maire.


Cette rencontre était l’occasion d’exposer concrètement aux responsables du Ministère les solutions qui existent pour répondre rapidement aux difficultés des verriers :


1- La première difficulté concerne le portage des stocks, une pratique qui pèse de façon considérable sur les trésoreries. Ce standard du marché consiste à demander aux verriers de supporter les stocks de leurs clients en cas de variations de besoins, ou si les lancements ont moins de succès que prévu. Un renforcement de la loi de modernisation de l'économie (LME) permettrait d’assainir ces relations entre donneurs d’ordres et sous-traitants et de récupérer rapidement de la trésorerie.


2- L’autre difficulté majeur pour la filière concerne les donneurs d’ordres qui ne jouent pas le jeu des entreprises françaises. Aujourd’hui, en moyenne la moitié des flacons achetés par les leaders français de la parfumerie le sont à l’étranger, ce qui représente entre 150 et 200 millions d’euros de marchandise. À titre de comparaison, le chiffre d’affaire de Verescence France est de 150 millions d’euros. Relocaliser cette production est donc un enjeu gigantesque en termes de création d’emplois, notamment au niveau local où le savoir-faire et l’outil de production sont présents.


Afin de répondre à ces problématiques, le Ministère s’est engagé à travailler sur plusieurs pistes :


- La mise en place d’une « charte de bonne conduite » entre les donneurs d’ordres et les sous-traitants qui permettrait de rompre progressivement avec ces pratiques fragilisant l’économie du verre.


- Le renforcement du label du « Made in France ». La marque « France » participe au succès international des parfums. Certains produits sont estampillés « Paris » alors que les flacons ont été confectionnés à l’étranger, pour quelques centimes de moins. Renforcer l’attribution de ce label pousserait les industriels du luxe à revoir leur stratégie et à ramener une grande partie de leur production dans les verreries françaises.


Cette logique participerait à la structuration d’une filière parfumerie, attendue par les verriers depuis des années. Il faut dépasser la seule question du verre et structurer une véritable filière impliquant tous les acteurs intervenant dans la confection d’un parfum. Ce n’est qu’ainsi que l’on pérennisera le savoir-faire local de nos verriers et les emplois qui en découlent !