Projet de loi contre le séparatisme : un texte insuffisant pour lutter contre l'islamisme radical


L’assassinat du professeur Samuel Paty à la sortie de son collège a ému la France entière et contraint ceux qui niaient encore sa réalité à ouvrir les yeux sur l’ampleur de la menace islamiste. Les derniers attentats terroristes ont confirmé un fait : l'Islam radical attaque l’Europe, et particulièrement la France, pour son mode de vie, son histoire, sa culture et ses valeurs, au premier rang desquelles la liberté.


C’est dans ce contexte que le gouvernement a présenté son projet de loi visant à conforter le respect des principes de la République, dit loi contre le séparatisme, actuellement discuté à l’Assemblée Nationale.


Je me positionnerais toujours comme un défenseur de la liberté : la liberté de s’exprimer, de dessiner et de caricaturer, de s’habiller sans contrainte, de croire ou de ne pas croire. Pour moi, la sécurité et la liberté ne sont pas des ennemis à opposer, et en démocratie, l'une ne peut exister sans l'autre : sans sécurité, la liberté reste une incantation, et sans liberté, la sécurité dégénère en autoritarisme. Défendre la liberté, c’est aussi défendre l’exercice des religions qui font vivre la vie spirituelle dans notre pays, et préserver nos associations, maillon essentiel du lien social, dont l’immense majorité ne pose aucun problème et respecte les lois de la République.


Aujourd’hui, le problème est clair : pour combattre le terrorisme, il faut s’attaquer à toutes ses causes et lutter sans faillir contre le communautarisme islamiste qui gangrène des quartiers entiers et fournit un terreau particulièrement fertile pour l’islam politique.


Or, le projet de loi du gouvernement est lacunaire. Si certains problèmes sont abordés, comme la radicalisation dans le sport, à l’école ou dans l’espace numérique, les mesures envisagées sont largement insuffisantes et ne permettront pas de répondre aux inquiétudes.


Avec l’ensemble de mes collègues députés Les Républicains, nous proposons un contre-projet avec des orientations claires et des solutions concrètes et opérationnelles. Car si aucun gouvernement ne pourra garantir le risque zéro en matière d’attentats islamistes, il est du devoir de tout législateur de lutter contre la radicalisation de manière la plus exhaustive possible.


Dans le cadre de ce projet de loi, j’ai donc déposé plusieurs amendements allant dans ce sens, notamment pour supprimer l’article limitant l’instruction en famille. Il est en effet pour moi une grave menace pour une liberté fondamentale, celle pour les parents de choisir l’éducation de leurs enfants.

Mes actualités récentes