Édito : "Il est grand temps de restaurer l’autorité de l’État" [Mai 2021]

Dernière mise à jour : mai 31


Le 5 mai, le brigadier Eric Masson a été tué lors d’une banale intervention sur un point de trafic de stupéfiants dans le centre d’Avignon.


Le 28 mai, une policière municipale d'une cinquantaine d'années a été agressée au couteau dans les locaux de la police municipale de la commune de La Chapelle-sur-Erdre.


Ces agressions à l'encontre des représentants des forces de l'ordre se sont multipliées en France ces dernières semaines.


Chaque jour, des femmes et des hommes risquent donc leur vie pour nous protéger. Le 19 mai dernier, ce sont ces femmes et ces hommes qui sont venus manifester leur désarroi devant l’Assemblée Nationale pour dénoncer l’augmentation et la banalisation de la violence sur le terrain, réclamant une réponse pénale plus ferme.


J'étais présent à cette marche citoyenne afin de leur témoigner de mon soutien total : avec Xavier Bertrand et mes collègues parlementaires les Républicains, nous tenions à être à leurs côtes dans cette démarche.


Alors qu’Emmanuel Macron ne cesse de multiplier les séquences de communication sur son action régalienne, la réalité, c’est que son laxisme a conduit à l’explosion de la délinquance en France. Au cours des trois dernières années, nous connaissons un record de coups et blessures volontaires qui ont progressé de 20% d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur ! Pire, les violences contre des dépositaires de l’autorité publique ont augmentés de 21% en trois ans, avec plus de 100 actes enregistrés chaque jour.


Nous devons impérativement donner à nos forces de l’ordre les moyens de travailler en sécurité : des effectifs, du matériel, mais aussi et surtout la reconnaissance de leur travail !


Or, le projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire n’est pas une réforme en profondeur de la justice et se cantonne à une série de mesures techniques. L’explosion de la délinquance en France appelle pourtant l’adoption d’une politique pénale ferme et d’une stratégie de retour à l’ordre. Nous ne pouvons pas accepter que plus de 100 000 peines par an ne soient pas exécutées !


Les grands discours et les demi-mesures ne suffisent plus. La Justice doit notamment faire preuve d’intransigeance et de la plus grande sévérité à l’égard des individus qui s’en prennent à nos forces de l’ordre. Pour lutter contre cette montée de la violence, la priorité est de reconstruire notre Justice. Mais le ministre de la Justice préfère s'occuper des régionales...


Il est grand temps d’agir concrètement pour restaurer l’autorité de l’Etat et la cohésion nationale. C’est en tout cas le sens des propositions que l’ensemble des députés les Républicains portent et continueront de porter pour répondre à cette situation et enfin assurer la sécurité des Français.